

Ces dérèglements thyroïdiens,
touchant pratiquement 6 millions de français dont
90% de femmes interviennent souvent au moment de la grossesse,
de l'accouchement et de la ménopause.
|
| - La
thyroïde : une petite glande “à portée de main” |
| Située
sur le devant du cou, à l'endroit où se ferme le col de
chemise, juste sous la peau et les muscles du cou, elle peut ainsi être
facilement palpée par votre médecin.
La thyroïde est une glande mobile qui monte, puis redescend lorsqu'on
avale.
La glande thyroïde ne pèse
que 10 à 20 gr et ne mesure que 4 à 6 cm de haut et 2
à 6 cm de large.
Constituée de deux lobes ovales (droit et gauche)
réunis par une partie centrale : l'isthme, la thyroïde est
très souvent comparée à un papillon.
La taille normale d'un lobe est grossièrement
semblable à celle de la deuxième phalange du pouce de
chaque individu. Son volume peut être légèrement
supérieur chez la femme, notamment durant la grossesse.
|
| - La
thyroïde : le "régulateur central" |
La
glande thyroïde produit des hormones
appelées communément T3* et T4** qui ont pour mission
de réguler toutes les fonctions principales de notre corps ;
ainsi la thyroïde agit sur le coeur, le système nerveux,
le squelette...
Elle augmente la consommation d'oxygène de l'organisme
en “brûlant” les principaux carburants de notre corps
: les lipides, les glucides
et les protides.
*T3: triiodothyronine - **T4: thyroxine)
|
| - La
thyroïde "vue des coulisses" |
| L'iode est l'ingrédient
principal, indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes
T4 (4 atomes d'iode) et T3 (3 atomes d'iode).
L'iode est un oligo-élément
que l'on trouve essentiellement dans notre alimentation (300 µg/jour
en moyenne).
Nos besoins en iode sont différents en fonction de l'âge
ou lors de situation particulière comme la grossesse.
| |
- 70 à
150 microgrammes par jour pour un enfant entre 1 et 14 ans
- 150 microgrammes pour un adulte
- 200 microgrammes lors de la grossesse et l'allaitement |
Un manque d'iode ou un excès (dû
à des médicaments ou à des produits iodés)
peut provoquer des troubles thyroïdiens.
La thyroïde joue un rôle clé, mais
elle n'agit pas seule, elle est sous la dépendance d'autres acteurs
:
l'hypothalamus fréquemment qualifié de “chef d'orchestre”
agit sur l’hypophyse qui joue le rôle de “1er violon”,
en transmettant ses ordres à la thyroïde, par l'intermédiaire
d'une hormone : la TSH*, soit en la stimulant, soit en la freinant.
Ainsi, la sécrétion des hormones thyroïdiennes T4
et T3 est régulée de telle façon que la quantité
fabriquée réponde aux besoins de l’organisme.
*La TSH ou Thyréostimuline. |
- La thyroïde
et ses problèmes: EMBALLEMENT, RALENTISSEMENT, DÉFORMATION |
Lorsque la thyroïde produit trop ou trop peu d'hormones thyroïdiennes,
l'équilibre physiologique n'est plus respecté.
- Quand elle s'emballe (situation la moins fréquente),
l'excès d'hormones fabriquées entraîne une accélération
de la plupart des fonctions de l'organisme : c'est l'hyperthyroïdie.
- Quand, à l'opposé, elle s'endort, elle
ne produit pas assez d'hormones thyroïdiennes. Ce "trop peu"
est la cause d'un ralentissement global des fonctions de l'organisme.
C'est l'hypothyroïdie.

HYPERTHYROÏDIE
|
|
HYPOTHYROÏDIE |
Quand la thyroïde
s'emballe
Trop de T3 et T4**
***TSH de l'Hypophyse est abaissée
|
|
Quand la thyroïde
s'endort
Pas assez de T3 et T4**
***TSH de l'Hypophyse est élevée |
| Accélération du rythme
cardiaque, palpitations |
Coeur |
Ralentissement du rythme cardiaque |
| Perte de poids |
Poids |
Prise de poids* |
| Perturbation du transit intestinal:
diarrhées |
Transit |
Perturbation du transit intestinal:
constipation |
| La peau est chaude et moite |
Peau |
La peau est sèche et pâle |
| Excitation et agressivité |
Cerveau |
Trou de mémoire et signes de
dépression |
| Contractions plus rapides |
Muscles |
Crampes plus fréquentes |
| Cheveux cassants |
Cheveux |
Chute des cheveux |
| Intolérance à la chaleur |
Température |
Frilosité |
| Parfois troubles des règles |
Règles |
Arrêt des règles |
| Exophtalmie
(en cas de maladie de Basedow) |
Yeux |
|
| Désir sexuel diminué |
Libido |
Désir sexuel diminué |
|
| - Votre thyroïde et le
diagnostic de votre médecin |
Pour établir un diagnostic,
votre médecin a besoin de renseignements :
| |
Personnels : |
| |
| |
- les
maladies que vous avez eues,
- les médicaments que vous prenez (certains peuvent
contenir de l'iode et être responsables de votre affection
thyroïdienne),
- les examens radiologiques que vous avez subis. |
|
| |
Sur votre famille : |
| |
| |
- avez-vous des membres
de votre famille qui ont eu ou ont une affection thyroïdienne
?
- laquelle ?
- quelle est l'origine géographique de votre famille
? |
|
| |
Il va également palper votre thyroïde,
il pourra ainsi apprécier : |
| |
| |
- sa consistance : ferme,
dure,
- sa sensibilité : douloureuse ou indolore à
la palpation,
- ses contours : réguliers ou non,
- la présence de nodule. |

|
|
|
| - Votre thyroïde et les
prescriptions de votre médecin |
Les premiers examens prescrits
par votre médecin sont souvent suffisants:
| |
|
| |
| |
Permettra
le dosage de la TSH (hormone secrétée
par l'hypophyse) et renseignera sur le fonctionnement
de la glande thyroïde.
Une valeur élevée
par rapport à la normale est révélatrice
d'une hypothyroïdie, à
l'opposé une valeur inférieure à celle
de la normale est au contraire évocatrice d'une hyperthyroïdie.
Quelquefois, le dosage de la T4 et/ou de la T3 confirmera
le diagnostic.
Pour comparer au
fil du temps ces différents dosages biologiques entre-eux,
il est recommandé de les réaliser dans le
même laboratoire d'analyses médicales.
|
|
| |
L'échographie
: examen complémentaire |
|
| |
| |
Quelquefois,
en complément de la biologie, votre médecin
vous prescrira ou réalisera lui-même une échographie
thyroïdienne. Cet examen totalement indolore, basé
sur le principe des ultrasons (largement utilisé
durant la grossesse), renseignera votre médecin
sur :
| |
- la taille de votre
thyroïde (taille normale ou augmentée),
- la présence de petites boules, les nodules,
- sa consistance… |
Cette “photographie thyroïdienne”
confirmera le diagnostic et permettra de suivre l'évolution
de votre affection.
Tout comme la biologie,
pour comparer au fil du temps les images thyroïdiennes
obtenues et permettre ainsi un suivi de votre affection,
il est conseillé de faire réaliser les échographies
avec le même appareil échographique et par
le même médecin.
|
|
| |
La cytoponction
: examen performant et indolore |
|
| |
| |
Il
s'agit d'une petite piqûre dans la glande thyroïde
qui permettra à votre médecin de prélever
des cellules et d'établir un diagnostic précis,
en renseignant sur le caractère malin ou bénin
de ces cellules et qui pourra dans la grande majorité
des cas vous éviter une intervention chirurgicale
inutile. L'aiguille utilisée est extrêmement
fine, ce qui explique que la ponction soit indolore.
|
|
| |
La scintigraphie
: utile dans certains cas |
|
| |
| |
Le
principe de cet examen est basé sur la capacité
qu'a la glande thyroïde à absorber l'iode un
peu comme une éponge absorbe l'eau. L'idée
est de faire ingérer de l'iode radioactif qui est
rapidement absorbé par la thyroïde. En promenant
sur celle-ci une caméra spéciale qui enregistre
la radioactivité, on obtient ainsi une image thyroïdienne.
L'image montrera des zones d'hypofixation révélant
l'incapacité à fixer le produit radioactif
et donc à fabriquer de l'hormone thyroïdienne
ou à l'opposé des zones d'hyperfixation :
c'est le cas des nodules toxiques.
La performance de l'échographie et les renseignements
apportés par la cytoponction font de la scintigraphie
un examen de moins en moins utilisé. Toutefois, elle
peut être dans certains cas un examen complémentaire
indispensable. |
|
Les affections thyroïdiennes sont d'une grande diversité.
Certaines induisent une altération de la fabrication des hormones
thyroïdiennes, soit trop, soit trop peu ; d'autres affections sont
relatives à la morphologie de la thyroïde qui a, soit augmenté
de volume et/ou contient des nodules.
Quelquefois, une association de ces affections est retrouvée
sans pour autant que ce soit un caractère de gravité.
|
| - Mettre un nom sur quelques
affections thyroïdiennes |
| |
|
| |
| |
Elle
affecte plutôt les femmes jeunes. La plupart du temps,
cette maladie apparaît après un choc émotionnel
(décès d'un proche, un accident, etc…).
C'est une réaction du système de défense
de l'organisme appelée "immunitaire", un
peu comme une allergie. L'organisme perçoit la thyroïde
comme s'il s'agissait d'un corps étranger ! Il lutte
contre elle en fabriquant des anticorps, les anticorps antithyroïdiens.
|
|
Deux signes cliniques caractérisent cette maladie
| |
| |
- Une
hyperthyroïdie due à une fabrication plus importante
que la normale d'hormones thyroïdiennes responsables
d'une accélération de tous les métabolismes.
Quelquefois, cette hyperthyroïdie est associée
à un goitre.
- Une atteinte des yeux qui semblent être projetés
en avant : c'est l'exophtalmie.
|
|
| |
Quel examens ? |
| |
| |
- Les
dosages hormonaux : TSH, T4, et éventuellement T3,
confirmeront l'hyperthyroïdie.
- Le dosage des auto-anticorps spécifiques confirmera
la maladie de Basedow.
- la scintigraphie révèlera une forte fixation
de l'iode radioactif.
- l'échographie montrera une image plus volumineuse
que la normale, mettant en évidence le goitre.
|
|
| |
Quels traitements
? |
| |
| |
Votre
médecin a pour objectif immédiat de ramener
à la normale la surproduction d'hormones thyroïdiennes
; pour cela, il vous prescrira dans un premier temps des
médicaments (antithyroïdiens de synthèse)
destinés à bloquer la fabrication d'hormones
thyroïdiennes. Ils doivent être prescrits durant
18 mois au moins.
Si ce traitement
est inefficace ou si la thyroïde est très volumineuse,
ou encore si votre état impose une diminution rapide
du taux d'hormones thyroïdiennes (problème cardiaque
par exemple), votre médecin optera pour un traitement
plus rapide :
| |
- soit chirurgical
qui consistera à enlever la quasi-totalité
de la thyroïde. Il est possible de vivre normalement
sans glande thyroïde à condition de remplacer
les hormones que la glande aurait dû normalement
fabriquer par un traitement par hormones thyroïdiennes,
- soit l'utilisation d'iode radioactif (sans aucun danger)
pour supprimer une partie de la thyroïde |
|
|
| |
La thyroïdite
de Hashimoto (du nom du médecin japonais
qui l'a décrite en 1912) |
|
| |
| |
C'est
une maladie auto-immune provoquée par le système
de défense de l'organisme. Cette réaction
conduit à une diminution progressive du fonctionnement
thyroïdien, induisant dans la grande majorité,
des cas d’hypothyroïdies (ralentissement
des principales fonctions de l'organisme). En vous
examinant, votre médecin constatera la présence
d'un goitre associé à des signes cliniques,
soit d'hyperthyroïdie, soit d'hypothyroïdie, ce
qui rend son diagnostic difficile dans un premier temps.
Puis, l'hypothyroïdie
s'installera progressivement et définitivement avec
son cortège de signes cliniques spécifiques.
Les dosages biologiques classiques ainsi que le dosage d'anticorps
spécifiques confirmeront le diagnostic.
La femme en période
de ménopause est la première concernée
par cette maladie.
Le traitement de cette affection est
simple et efficace. La simple prise quotidienne d'hormones
thyroïdiennes suffira à ramener un fonctionnement
normal de l'organisme |
|
| |
La thyroïdite
de De Quervain |
|
| |
| |
La
thyroïdite de De Quervain due à une inflammation
de la glande, probablement d'origine virale apparaît
spontanément pour disparaître comme elle est
apparue au bout de deux ou trois mois.
Elle se manifeste par :
| |
- des douleurs plus
ou moins intenses au niveau du cou,
- de la fièvre,
- des signes d'hyperthyroïdie,
- une fatigue générale. |
Une vitesse de sédimentation
confirmera le caractère inflammatoire de l'affection.
Quelquefois, une scintigraphie sera préconisée.
L'inflammation de la glande ne lui permet pas d'absorber
l'iode radioactif en raison de l'oedème, il n'y a
donc pas d'image de la thyroïde, on parle de scintigraphie
“blanche”.
Le principal objectif
de votre médecin est dans ce cas de calmer la douleur
et de diminuer le caractère inflammatoire. Souvent,
l'aspirine ou un anti-inflammatoire banal suffira, parfois
la cortisone s'imposera.
|
|
| |
Une autre
forme de thyroïdite, dite du post-partum |
|
| |
| |
Une
autre forme de thyroïdite, dite du post-partum
apparaît comme son nom l'indique après un accouchement.
| |
Dans 95
% des cas, elle guérit spontanément. |
|
|
| |
|
| |
| |
Goitre
signifie “grosse thyroïde” : ce qui veut
dire que tout volume thyroïdien supérieur au
volume considéré comme normal (défini
en fonction du sexe et de l'âge) correspond à
un goitre.
On peut distinguer
trois sortes de goitres:
| |
-
goitre sécrétant trop d'hormones thyroïdiennes,
par exemple dans la maladie de Basedow et dans le
nodule toxique (responsable d'hyperthyroïdie),
- goitre sécrétant trop peu d'hormones
thyroïdiennes, par exemple dans la thyroïdite
de Hashimoto (responsable d'hypothyroïdie),
- goitre sécrétant ni trop, ni trop
peu d’hormones thyroïdiennes : le plus
fréquent, qualifié de “goitre
simple”.
|
La palpation
et l'échographie confirmeront
l'augmentation du volume de la thyroïde.
Le traitement peut
reposer sur la prise d'hormones thyroïdiennes, leur
rôle est alors d'éviter que la glande thyroïde
fasse de la "gonflette".
Certains goitres, lorsqu'ils sont trop volumineux, nécessiteront
une intervention chirurgicale, surtout lorsqu'ils plongent
(appelés “goitres plongeants”)
dans la cage thoracique, causant ainsi une gêne plus
importante.
|
|
| |
|
| |
| |
Le
nodule est une sorte de boule plus ou moins volumineuse
pouvant aller jusqu'à 2 ou 3 cm de diamètre,
voire plus. Cette anomalie morphologique de la thyroïde
est très fréquente. Sa fréquence augmente
en fonction du sexe et de l'âge. Comme dans la majorité
des affections thyroïdiennes, la
femme est plus particulièrement concernée,
surtout au-delà de la cinquantaine.
Le nodule peut se
trouver sur une thyroïde normale, mais dans la plupart
des cas, il se trouve sur un goitre appelé alors
“goitre nodulaire” et s'il y en a plusieurs
“goitre multinodulaire”.
Dans 90 à
95 % des cas, le nodule est bénin, il ne contient
pas de cellules cancéreuses.
Dans 5 à 10 % des cas, il sera malin (présence
de cellules cancéreuses). Le cancer de la thyroïde
est peu fréquent. Il fait partie des cancers qui
se soignent au même titre qu'une autre maladie.
|
|
| |
Que va faire votre
médecin ? |
| |
| |
Après
avoir palpé votre thyroïde et constaté
la présence d'un ou plusieurs nodules, il vous prescrira
des dosages hormonaux (TSH, T4) et pourra faire rechercher
la présence d'anticorps antithyroïdiens.
Une échographie confirmera
la présence de nodules, en précisera le nombre,
la taille et la ou leur localisation.
La cytoponction révèlera
le caractère bénin (dans
la grande majorité des cas),
ou malin du nodule, et permettra de choisir le traitement
approprié.
Dans le cas du nodule bénin,
3 attitudes sont possibles :
| |
-
soit une surveillance échographique annuelle,
- soit la prescription d'un traitement par hormones
thyroïdiennes qui a pour objectif de faire diminuer
la taille du nodule ou d'éviter qu'il augmente
de volume,
- soit, plus rarement, un traitement chirurgical. |
Si la cytoponction met en évidence
un caractère malin, l'acte chirurgical sera alors
préconisé.
Un autre type de
nodule est appelé “toxique” : cette petite
boule échappe au contrôle de la TSH, son fonctionnement
s'emballe, et une quantité trop importante d'hormones
est fabriquée. Cela se traduit par un excès
d'hormones responsable d'une hyperthyroïdie. Le caractère
toxique sera confirmé par le dosage de la TSH. La
scintigraphie bien que de peu d'intérêt, mettra
en évidence une zone d'hyperfixation, dite “chaude”.
Le traitement réside
essentiellement dans un acte chirurgical, ou si l'âge
ne le permet pas, dans l'utilisation d'iode radioactif.
L'objectif de ces traitements radicaux est d'éviter
des problèmes cardiaques, dus à l'hyperthyroïdie
: troubles du rythme, insuffisance cardiaque.
|
|
| |
La cytoponction
: examen performant et indolore |
| |
| |
Il
s'agit d'une petite piqûre dans la glande thyroïde
qui permettra à votre médecin de prélever
des cellules et d'établir un diagnostic précis,
en renseignant sur le caractère malin ou bénin
de ces cellules et qui pourra dans la grande majorité
des cas vous éviter une intervention chirurgicale
inutile. L'aiguille utilisée est extrêmement
fine, ce qui explique que la ponction soit indolore.
|
|
| |
La scintigraphie
: utile dans certains cas |
| |
| |
Le
principe de cet examen est basé sur la capacité
qu'a la glande thyroïde à absorber l'iode un
peu comme une éponge absorbe l'eau. L'idée
est de faire ingérer de l'iode radioactif qui est
rapidement absorbé par la thyroïde. En promenant
sur celle-ci une caméra spéciale qui enregistre
la radioactivité, on obtient ainsi une image thyroïdienne.
L'image montrera des zones d'hypofixation révélant
l'incapacité à fixer le produit radioactif
et donc à fabriquer de l'hormone thyroïdienne
ou à l'opposé des zones d'hyperfixation :
c'est le cas des nodules toxiques.
La performance de l'échographie et les renseignements
apportés par la cytoponction font de la scintigraphie
un examen de moins en moins utilisé. Toutefois, elle
peut être dans certains cas un examen complémentaire
indispensable. |
|
|
| - L'hypothyroïdie |
| C'est de loin l'affection thyroïdienne
la plus fréquente ; la femme ménopausée est directement
concernée.
Comme, il a été dit, l'hypothyroïdie
est due à une diminution du fonctionnement de la thyroïde
ayant pour conséquence directe une baisse de la production d'hormones
thyroïdiennes.
| |
Les causes de
l'hypothyroïdie |
| |
| |
- En
tout premier lieu, la thyroïdite de Hashimoto est responsable
de la grande majorité des hypothyroïdies.
| |
-
La chirurgie après ablation totale ou partielle
de la thyroïde.
- L'utilisation de l'iode radioactif pour détruire
une partie de la thyroïde.
- Une prise importante d'iode (contenue dans certains
médicaments) qui va bloquer la thyroïde
un peu comme si elle disait “non”.
|
Les signes cliniques
de l'hypothyroïdie sont divers et variés, ils
se traduisent par un ralentissement des principales fonctions,
ils n'apparaissent pas tous en même temps et peuvent
parfois évoquer d'autres pathologies.
|
|
| |
Diagnostic |
| |
| |
Il
repose essentiellement sur l'interrogatoire, l'examen clinique
; les dosages hormonaux TSH, T4, confirmeront le diagnostic.
|
|
| |
Le traitement |
| |
| |
Il
faut simplement compenser le manque d'hormones thyroïdiennes,
en prenant tous les jours une quantité d'hormone
complémentaire pour retrouver un équilibre
hormonal.
|
|
|
| - Le
traitement par les hormones thyroïdiennes |
| |
Les objectifs
du traitement : |
| |
| |
1.
remplacer la quantité d'hormone manquante lorsque
la thyroïde n'en produit plus suffisamment, c'est le
cas pour l'hypothyroïdie,
2. mettre la glande thyroïde au repos lorsqu'elle a
tendance à augmenter de volume (goitre),
ou alors diminuer la taille des nodules.
|
|
| |
Quelles hormones
thyroïdiennes ? |
| |
| |
La
glande thyroïde fabrique de la lévothyroxine
ou LT4. La dose prescrite varie généralement
entre 50 µg et 200 µg suivant les personnes
: en fonction du poids, de l'âge, mais aussi du dosage
de la TSH. Ces hormones prescrites sont d'origine synthétique
(chimique).
|
|
| |
Quand les prendre
? |
| |
| |
Bien
que la durée d'action des hormones thyroïdiennes
soit de 8 jours, il faut en prendre tous les jours. Il est
recommandé de les prendre le matin à jeun
et d'éviter des prises concomitantes avec les aliments.
Eviter également la prise simultanée de pansements
gastriques, de médicaments à base de fer,
qui diminuent l'absorption digestive et donc l’efficacité
du traitement par hormones thyroïdiennes.
|
|
| |
Surveillance |
| |
| |
Un
dosage régulier de la TSH suffit (une fois par
an). |
|
|
| -
Les conseils de Gillou: |
Tout d'abord, Il convient de ne pas "se
faire des idées" si vous décelez
un ou plusieurs des signes révélateurs d'un hypo ou
d'hyperthyroïdie car il se peut que ces signes n'aient aucun
rapport avec cette pathologie
Toutefois, la prudence
étant de rigueur, n'hésitez pas au moindre doute à
demander un bilan thyroïdien à votre médecin. (une
simple prise de sang suffit le plus souvent)
Si vous souhaitez des informations plus complètes sur la thyroïde,
je vous invite à visiter un site très complet et spécialisé:
"THYROIDE
infos"
Si vous le souhaitez vous pouvez télécharger
le "petit guide illustré
de la thyroïde", source de cette rubrique.
|
|